Fiche pratique
Fiche vérifiée le par Service-Public.gouv.fr
Les associations cultuelles (sauf celles situées en Alsace-Moselle) ont exclusivement pour objet d'assurer l'exercice public d'un culte religieux. Nous vous présentons les informations à connaître.
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Situation : Cas général
Une association cultuelle est soumise aux règles applicables aux associations (loi 1901) et à des dispositions spécifiques. Nous vous présentons les informations à connaître. Ces dispositions sont également applicables en Guadeloupe, en Martinique, à la Réunion. Dans les autres territoires d’outre-mer, le statut des cultes est régi par d’autres textes.
Une association cultuelle a pour but exclusif l'exercice public d'un culte religieux.
Une association est considérée comme cultuelle lorsqu'elle réunit l’ensemble des conditions suivantes :
Avoir pour objet les activités suivantes :
Les associations cultuelles bénéficient des avantages suivants :
L'exercice d'un culte peut aussi être assuré par des associations qui n'ont pas pour objet exclusif cette activité. Une association loi 1901 peut avoir un objet mixte et comporter des activités à la fois culturelles et cultuelles.
Outre l’exercice d’un culte, des associations peuvent par exemple avoir également pour objet l’assistance morale et matérielle aux indigents, la promotion de la vie spirituelle, éducative, sociale et culturelle d’une communauté, l’étude d’une religion, etc.
En revanche, ces associations ne peuvent pas bénéficier des avantages accordés aux associations cultuelles.
Une congrégation est une association de personnes réunies par une même foi religieuse soumise à un régime juridique particulier.
Les membres d'une congrégation prononcent des vœux marquant leur volonté d'effectuer les actions suivantes :
Lors de leur création, les associations cultuelles sont soumises aux obligations de déclaration auxquelles est soumise toute association.
Elles sont en outre soumises à des dispositions spécifiques :
Pour bénéficier des avantages propres aux associations cultuelles, l'association doit effectuer une déclaration de sa qualité cultuelle auprès de la préfecture du département ou à la sous-préfecture de l'arrondissement où l'association a son siège.
Attention
Cette déclaration est distincte de la déclaration de création de l'association.
La déclaration s’effectue au moyen du téléservice national suivant :
Service en ligne
Ministère chargé de l'intérieur
Accéder au service en ligne (site externe) Détails : Déclaration de la qualité cultuelle de votre association (Loi du 9 décembre 1905)
La déclaration doit être accompagnée des documents suivants :
Le préfet accuse réception de la déclaration.
La déclaration produit ses effets à partir de sa réception et pour une durée de 5 ans, sauf décision d'opposition du préfet.
L'absence de notification d'une décision d'opposition dans les 2 mois suivant la réception de la déclaration ou, en cas de dossier incomplet, suivant la réception de la dernière pièce manquante, vaut constatation implicite que l'association remplit les conditions requises.
L’association peut alors demander au préfet un document attestant qu'elle réunit les conditions requises pour être qualifiée d'association cultuelle.
Si le préfet estime que l'association ne réunit pas les conditions requises, il peut s'opposer à la demande.
Dans ce cas, il en informe l’association par courrier en recommandé, avec accusé de réception et l’invite à présenter ses observations dans le délai d'un mois.
L'absence de notification d'une décision expresse d'opposition dans le délai d'un mois suivant la réception des observations de l'association ou, en l'absence d'observations, à l'expiration du délai d'un mois imparti pour présenter les observations vaut constatation implicite que l'association remplit les conditions requises.
Lorsque le préfet décide de s'opposer à la demande, il notifie sa décision motivée à l'association par lettre recommandée avec accusé de réception.
Les associations cultuelles sont soumises aux obligations de déclaration ordinaire lors de leurs évolutions : changements dans leur administration, modifications statutaires (notamment modifications relatives aux limites territoriales de la circonscription religieuse), dissolution, etc.
De plus, l'association cultuelle doit effectuer une déclaration complémentaire, dans les 3 mois, lorsqu'elle se trouve dans l'une des situations suivantes :
Toute déclaration complémentaire est faite dans les mêmes formes que la déclaration initiale.
Pour continuer à bénéficier des avantages qui lui sont accordés en tant qu’association cultuelle, l'association doit renouveler la déclaration de sa qualité cultuelle au bout de 5 ans, dans les mêmes conditions que sa déclaration initiale.
Si cette demande de renouvellement intervient moins de 6 mois après la fin de la période de 5 ans, l'association n'a pas à fournir à nouveau l'ensemble des documents qui lui ont été demandées lors de sa 1re demande.
Si l’association a reçu plus de 153 000 € de dons, elle doit publier ses comptes annuels au JOAFE. Lors du renouvellement de sa déclaration de sa qualité cultuelle, elle est alors dispensée de fournir ses comptes annuels des 3 derniers exercices clos.
Les actes de gestion financière et d'administration des biens accomplis par les dirigeants doivent être approuvés chaque année par l'assemblée générale des membres de l'association.
L'association doit dresser chaque année un inventaire de ses biens mobiliers et immobiliers.
Les associations cultuelles sont soumises à un contrôle financier par l'administration fiscale.
L'association est obligée de faire vérifier ses comptes lorsqu'elle bénéficie, directement ou indirectement, d'avantages ou de ressources en numéraire ou en nature, d’un État étranger, d’une personne morale étrangère, d’une personne physique non résidente en France ou au moyen de tout dispositif juridique de droit étranger comparable à une fiducie dont le montant dépasse 50 000 €.
Les associations cultuelles peuvent recevoir les sommes suivantes :
Elles ne peuvent pas recevoir de subvention publique.
Cependant, l’État et les collectivités territoriales peuvent leur accorder des aides financières pour la réparation des édifices cultuels, qu'ils soient ou non classés monuments historiques.
Les travaux nécessaires à la conservation des édifices (maintien hors d'eau, mise en sécurité de l'édifice, etc.) sont les seuls travaux concernés.
Les communes et les départements peuvent garantir, sous certaines conditions, les emprunts contractés pour financer la construction, par des associations cultuelles, d'édifices religieux.
Ces collectivités peuvent autoriser une association cultuelle qui souhaite construire un édifice du culte à occuper un terrain dont elles sont propriétaires dans le cadre d'un bail emphytéotique.
Oui. Le préfet peut également constater qu'une association ne remplit plus les conditions exigées pour bénéficier des avantages réservés aux associations cultuelles, notamment lorsque son objet ou ses activités ne répondent plus aux exigences prévues par la loi.
Dans ce cas, il l'informe par lettre recommandée avec accusé de réception et l'invite à présenter ses observations dans un délai d'un mois.
Le préfet notifie sa décision motivée à l'association, par lettre recommandée avec accusé de réception dans le délai d'un mois suivant la réception des observations de l'association ou, en l'absence d'observations, avant l'expiration du délai d'un mois prévu pour cela.
Situation : Alsace-Moselle
Une association dont le siège social se situe en Alsace-Moselle n'a pas de déclaration supplémentaire à effectuer, auprès du préfet, pour demander à devenir une association cultuelle. Le simple fait que l'objet de l'association fasse mention, dans ses statuts, de l'exercice public d'un culte, que ce soit à titre exclusif ou non, lors de sa création suffit.
Une association cultuelle a pour but d'assurer l'exercice public d'un culte religieux.
Toutefois, il peut arriver que l'objet de l'association ne soit pas exclusivement cultuel, mais mixte (c'est-à-dire à la fois cultuel et culturel).
Le droit applicable en Alsace-Moselle permet à une association, dès sa création, d’être cultuelle.
Le simple fait que les statuts précisent que l’objet est l’exercice du culte suffit.
Toutefois, l'association doit transmettre, dans les 3 mois qui suit son inscription, au préfet du département dans lequel elle a son siège social la liste des lieux où elle organise habituellement l'exercice public du culte et la photocopie de ses statuts.
L'association peut le faire par courrier simple ou par voie électronique (les adresses se trouvent sur le site de chaque préfecture).
Service compétent pour Varenne Saint Germain :
Préfecture - Saône-et-Loire
196 rue de Strasbourg
71000 Mâcon
Adresse postale : 196 rue de Strasbourg
71021 Mâcon Cedex 9
Téléphone : 03 85 21 81 00
| Lundi – Vendredi | 08:30–12:00, 13:30–17:00 |
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Fiche détaillée dans l'Annuaire de l'administration (site externe)
Source : Annuaire de l'administration (DILA), compétence géographique — données du octobre 21, 2026
Accéder au site : lannuaire.service-public.gouv.fr (site externe)
Ministère chargé de l'intérieur
En cas de modification ultérieure de cette liste, l'association doit en informer le préfet. Elle doit effectuer une déclaration complémentaire dans les 3 mois.
Lorsque le préfet constate qu'une association accomplit des actes en relation avec l'exercice public d'un culte sans que son objet le prévoit, il invite l'association à s'expliquer en lui donnant un délai. Ce délai ne peut pas être inférieur à 15 jours.
Si, à la fin de cette procédure, le préfet décide de mettre en demeure l'association de mettre son objet en conformité avec ses activités, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec demande d'avis de réception. La décision fixe le délai dont dispose l'association pour procéder à la modification de ses statuts. Ce délai ne peut pas être inférieur à un mois.
Le préfet peut assortir la mise en demeure qu'il adresse à l'association d'une astreinte.
Si la situation persiste, le préfet peut également saisir le Parquet.
Pour bénéficier de subventions publiques, l'association doit signer le contrat d'engagement républicain. Ainsi, l'association s'engage à respecter les points suivants :
L'association, que son objet soit exclusivement cultuel ou mixte, doit tenir au moins une assemblée générale chaque année pour approuver les actes de gestion financière et d’administration des biens par les directeurs ou les administrateurs de l’association.
L'État peut demander la transmission des procès-verbaux signés qui attestent de la tenue de cette assemblée générale et de l'approbation des actes de gestion et des comptes par les membres de l'association.
L'association, que son objet soit exclusivement cultuel ou mixte, doit déclarer chaque année les éventuels financements de l’étranger qu'elle aurait reçus. Et ce, que ce soit en numéraire ou en nature par une personne physique ou morale étrangère dès lors que le montant total de tous les financements dépassent 15 300 € sur un exercice comptable.
Lorsque le montant cumulé des financements étrangers reçus au cours d'un même exercice comptable dépasse 15 300 €, l'association doit effectuer sa déclaration dans les 3 mois suivant le dépassement de ce seuil.
Tout nouveau financement étranger reçu au cours du même exercice comptable doit également être déclaré dans les 3 mois suivant sa perception.
Les libéralités, donation et legs doivent être systématiquement déclarés.
L'association doit déclarer toute intention de vendre, céder, léguer ou donner un local servant au culte au bénéfice d'un étranger.
L'association doit dissocier les comptes bancaires entre les activités cultuelles et les autres.
Si l'association est mixte (c'est-à-dire que son objet est en partie cultuel et culturel), elle doit tenir des comptes annuels : un bilan, un compte de résultat, une annexe et un état séparé des financements étrangers.
L'association doit faire certifier ses comptes par un commissaire aux comptes dans certains cas. Ceux-ci diffèrent selon que l'objet de l'association soit exclusivement cultuel ou mixte.
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Cas : L'objet de l'association est exclusivement cultuel
L'association doit faire certifier ses comptes par un commissaire aux comptes :
Cas : L'objet de l'association est mixte
L'association doit faire certifier ses comptes par un commissaire aux comptes :
Service en ligne
Ministère chargé de l'intérieur
Accéder au service en ligne (site externe) Détails : Déclaration de la qualité cultuelle de votre association (Loi du 9 décembre 1905)
Service compétent pour Varenne Saint Germain :
Mission d'accueil et d'information des associations (MAIA) - Saône-et-Loire
173, boulevard Henri-Dunant Direction départementale de la cohésion sociale
71031 Mâcon Cedex
Téléphone : 03 85 21 99 00
Courriel : ddcs@saone-et-loire.gouv.fr
Fiche détaillée dans l'Annuaire de l'administration (site externe)
Source : Annuaire de l'administration (DILA), compétence géographique — données du octobre 21, 2026
Accéder au site : associations.gouv.fr (site externe)
Ministère chargé de la vie associative
Accéder au site : lannuaire.service-public.gouv.fr (site externe)
Départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle
Ensemble des règles et principes fondamentaux du droit
Formalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne
Bien qui peut être déplacé. Il peut s'agir d'un bien corporel (objet, mobilier ou marchandise par exemple) ou d'un bien incorporel (par exemple droits d'auteur, parts sociales).
Groupement de personnes physiques réunies pour accomplir quelque chose en commun (entreprises, sociétés civiles, associations, État, collectivités territoriales, etc.). Ce groupe peut aussi réunir des personnes physiques et des personnes morales. Il peut aussi n'être constitué que d'un seul membre (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée - EURL - par exemple).
Opération permettant à une personne morale ou physique de transférer pour une durée déterminée à un tiers, appelé fiduciaire, la propriété d'un bien, d'un droit ou d'une sûreté pour qu'il soit géré
Contrat de location de très longue durée (entre 18 et 99 ans) portant sur un bien immobilier conclu à des conditions avantageuses pour le preneur (notamment un loyer faible). Ce dernier s'engage en contrepartie à effectuer les travaux d'amélioration du bien loué, et à en payer toutes les taxes et charges.
Condamnation d'une personne à payer une somme d'argent par jour, semaine ou mois de retard si une obligation imposée par une décision de justice n'est pas exécutée.
Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions
Paiement en argent, qui peut être sous forme d'espèces, de chèques, de virements, etc.
Acte par lequel une personne transmet de son vivant et gratuitement la propriété d'un bien à une autre personne
Bien donné par testament à une personne