Question-réponse
Fiche vérifiée le par Service-Public.gouv.fr
Le délai de prescription correspond au temps dont vous et l’assureur disposez pour engager une action en justice en lien avec un contrat d’assurance auto. Une fois ce délai écoulé, il n’est plus possible d’agir devant un tribunal : l’action est déclarée irrecevable. Nous vous présentons les informations à connaître.
En matière d’assurance automobile, le délai de prescription est de 2 ans.
Cela signifie que vous et l’assureur disposez de 2 ans pour agir en justice à compter de l’événement à l’origine de la demande.
Exemple
Si vous contestez une décision de refus d’indemnisation reçue le 12 mars 2025, le délai de prescription commence à courir à compter de cette date.
Vous avez donc jusqu’au 12 mars 2027 pour agir en justice.
Si votre assureur vous réclame une cotisation impayée dont l’échéance était fixée au 1er juin 2025, le délai de prescription commence à courir à cette date.
L’assureur dispose donc jusqu’au 1er juin 2027 pour engager une action en justice.
Le délai de 2 ans commence en principe le jour de l’événement qui fonde la demande.
En matière d’assurance auto, cela correspond généralement à l’une des dates suivantes :
Cependant, il peut commencer plus tard dans certains cas particuliers :
Ces exceptions permettent de conserver les droits à agir lorsque certaines informations ne sont pas immédiatement disponibles ou lorsqu’un tiers est impliqué.
Certains événements ont pour effet d’interrompre le délai de prescription. Le délai déjà écoulé est alors annulé et un nouveau délai de 2 ans commence à courir.
Les principaux actes interruptifs son les suivants :
L’assureur doit clairement vous informer des points suivants dans le contrat :
Si ces mentions sont absentes ou insuffisantes, l’assureur ne peut pas vous opposer la prescription. Autrement dit, vous pourrez agir même après les 2 ans si vous n’avez pas été correctement informé.
Modèle de document
Institut national de la consommation (INC)
Accéder au modèle de document (site externe) Détails : Saisir son assureur après refus d'indemnisation (déclaration tardive de sinistre)